Post-doc a Bangalore

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27 mar.

L'Inde, la France, et les Visa ...

C'est officiel, il y a une compétition de celui qui a l'ambassade la plus merdique et la plus chiante.
Je vous laisse lire ...
http://www.hindu.com/2006/03/17/stories/2006031703041200.htm

03 fév.

L'aura-t-y, ou l'aura-t-y pas ?

Alors que tout le monde tremble d'impatience par rapport à mes affaires de visa, je peux difficilement vous faire un billet sur autre chose ...
Alors, LA SUITE ! LA SUITE !

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02 fév.

Suite

Bon, voilà, comme prévu, je suis retourné au FRO ce matin. Enfin, disons plutôt « aujourd'hui ».
10h45 : départ de l'IISc.
11h : arrivée au FRO.
Le FRO, c'est un assez grand bâtiment, avec deux entrées. Il y a un petit bureau sur le côté, et une grande pièce avec plusieurs guichets et des chaises pour attendre (c'est important, vous allez voir). On arrive donc par le petit bureau sur le côté, pour l'enregistrement des étrangers. Oh surprise, le mec des renseignements nous sort le fax qu'ils ont reçu de l'ambassade, ce qui veut quand même dire que 1) l'ambassade leur a envoyé, et 2) ils ne l'ont pas perdu ! (mais bien qu'il soit daté du 24 janvier, il est bien tamponné « reçu le 1/02 », donc, c'est clair que l'ambassade ne l'a pas envoyé quand on leur avait demandé.
Le bonhomme regardes les pièces du dossier une par une. Il souligne au stylo les trucs qui visiblement lui parraissent important. Mon numéro de passeport par ci, mon numéro de visa par là. Il souligne le « does no have any objection in converting his 'X' visa to 'E' visa ». Il pose la pile sur son bureau, trempe ses doigts sur sa petite éponge humide, refeuillete le dossier, il me demande une photo d'identité. Avant que j'ai eu le temps de la sortir, il déchire à moitié un des exemplaires du formulaire de demande sur lequel on avait collé la photo à l'endroit « collez votre photo ici ».
Là, il tombe sur un scénario que j'avais oublié de lister dans le billet d'hier : la fameuse garantie financière. C'est un papier signé par « quelqu'un » et un notaire. Le quelqu'un en question pouvant être soit un individu, soit une entreprise, mais il certifie qu'il assurera toutes mes dépenses en Inde et mon rappatriement en cas de problème. En 2001, on avait voulu le faire au nom de l'entreprise, on avait essayé avec une lettre des parents, une attestation comme quoi j'avais une bourse Région Rhône-Alpes, rien à faire. Il avait finalement fallu que mon chef la signe à titre personnel. Cette fois-ci, ben, c'est le contraire. C'est un responsable de l'IISc qui l'a signé à titre personnel, parce que l'IISc ne veut pas prendre cette responsabilité, bah ils veulent pas. En fait, c'est selon le type de visa qu'on a, selon l'âge du capitaine probablement aussi. Bon, je coupe le suspens : finalement, c'est passé. Discussion avec le type des relations internationales qui est venu avec moi et le mec du FRO. On passe côté entrée principale, on va voir le grand chef dans son bureau, on revient. C'est bon, passez à côté.
12h : Passé du côté « entrée principale », on arrive à parler à quelqu'un à un guichet. Il prends le dossier, me demande mon passeport, gribouille un truc dessus, met deux coups de tampons. Il me fait signe d'attendre, je m'assied. A côté, il y a une fille qui a l'air à peu près dans la même situation que moi, qui suit le même parcours depuis ce matin, elle est aussi accompagnée d'un local, mais je devine à son accent qu'elle est Française. On partage un peu nos malheurs. Elle vient de faire 6 mois de volontariat, et veut rester faire un peu de tourisme. Comme d'hab, elle avait demandé un visa « travail volontaire », et elle a eu un visa de tourisme, qui expire trop tôt. Enfin, c'était chouette de parler un peu Français. Ça faisait quand même 3 semaines que ça m'était pas arrivé ! On discute, on discute, de temps en temps, on regarde ce que font les gens avec notre passeport, derrière nous. Ça alterne entre papotage, admiration du plafond, limite sieste...
13h : On nous fait signe de venir. Les employés rendent son passeport à la française. Discussion en kanado-anglais, ils s'en vont. On me rends mon passeport aussi : « two xerox ». Ils ont marqué sur mon passeport qu'il fallait que je paye des pénalités de retard, et ont tamponné ça. Hop hop, direction le magasin de photocopie (autre bon plan si vous voulez faire du business en Inde : le magasin de photocopies devant le FRO !). Devinez qui je rencontre ? La française de tout à l'heure. « Ah, toi aussi ? ». On fait les photocopies, retour au FRO. Voilà les copies.
13h30 : Les employés nous font signe. Discussion avec nos locaux respectifs. C'est l'heure du repas, revenez cet après-midi, 14h30. Ouais, mais à 14h30, la banque ferme. Moi, j'ai des pénalités à aller payer à la banque, et l'autre française doit payer pour son extension de visa. Ben alors revenez demain ! Discussions, négociations, ... ils finissent par nous donner l'espèce de facture qui nous servira à aller payer à la banque. On part chacun de nôtre côté, quelques minutes plus tard, « oh, vous ici ! ». On paye chacun nôtre du : queue au premier guichet, signatures, coup de tampons. Passez au deuxième guichet. Hop, voilà le reçu.
Je mange au resto à côté du FRO pendant que le type des relations internationales (j'ai oublié son nom. Déjà que j'ai pas la mémoire des prénoms en Français, mais alors les noms indiens ...) règle d'autres histoires à l'IISc.
14h30 : Je tends le reçu au mec qui s'occupe de mon visa au FRO. Je reste debout devant le guichet genre « et qu'est-ce qu'il se passe ensuite ? ». Il me fait signe de m'asseoire, d'un aire de dire « eh, oh, laisse moi tranquile ».
14h45 : C'est bon, passez de l'autre côté. Hop, je vais faire la queue au guichet de l'autre côté, je tends mon passeport. Ni bonjour ni merde, sans dire un mot, le bonhomme tappote sur son ordinateur.
15h : « Signez là. ». J'ai entre mes mains un papier intitullé « ACKNOWLEDGEMENT FOR FOREIGNER'S REGISTRATION ».

YYYYEEEEEEEEEEEEEEESSSSSS !

Bon, mais comme il ne faut pas abuser des bonnes choses, on conclue sur « come back tomorow, four o'clock ». Ben oui, là, c'est l'accusé de reception comme quoi j'ai fait mon enregistrement, mais il reste encore le « registration certificate » et « residential permit ».
J'ose une pointe d'optimisme en espérant que les points potentiellement bloquants sont passés. J'y retourne demain.

01 fév.

Mon visa (c'est pas original comme titre, mais bon)

Ben vous allez pas me croire, mais j'ai des nouvelles de mon Visa. Et pas seulement des mauvaises, si si !

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27 jan.

C'est même pas moi !

Reçu à l'instant dans ma boite aux lettres (d'une source sérieuse, c'est pas un hoax):

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Des « nouvelles » de mon Visa

Enfin, si on peut parler de nouvelles ...
J'ai vu le chairman de la cellule relations internationales hier, il m'a dit qu'il avait faxé l'ambassade, qu'il les avait rappelé au téléphone, et qu'il espérait avoir une réponse le lendemain, donc aujourd'hui. Je n'ai pas plus de nouvelles pour l'instant.
Entre temps, même si les gens des relations m'avaient dit qu'ils s'occupaient de tout, j'ai quand même demandé aux parents d'envoyer une lettre recommandée à l'ambassade. C'est parti, avec une copie à l'ambassade de France en Inde (qui n'y est pour rien, qui ne peut rien faire, mais bon. Peut-être que si les gens de l'ambassade de l'Inde voient qu'on racconte leurs conneries à d'autres gens importants, ça les fera bouger un peu, qui sait ?).
En attendant, je suis hors la loi depuis hier, mon enregistrement était obligatoire dans les 14 jours suivant mon arrivée (visiblement, je - ou l'IISc - vais devoir payer des pénalités de retard).
Ce que je trouve assez énervant dans cette histoire, c'est que je ne suis même pas victime du « système », d'une loi, ou d'une quelconque volonté du gouvernement indien. C'est juste qu'il y a un mec à l'ambassade qui s'amuse à mettre des lettres au hasard dans la case « type de visa », et qu'ils sont trop flémards pour envoyer un fax (si il y avait un réel problème, ils auraient pu le dire au mec des relations internationales, mais non. Au téléphone, c'est toujours « vous inquiétez pas, on s'en occupe », et en pratique, « cause toujours, tu m'intéresses ».
Ça me gène un peu de voir les gens des relations internationales de l'IISc passer autant d'énèrgie sur cette histoire. Ils n'ont rien demandé à personne, ils font leur boulot, et ils doivent assumer les conneries de leur ambassade, en France. Mais en même temps, ça a un petit côté assez savoureux de voir deux administrations publiques indiennes se tapper l'une sur l'autre ... La machine administrative indienne se bat contre elle-même. Qui l'emportera ???

21 jan.

La maison des fous ...

L'Inde a-t-elle changé en quatre ans ? Copie d'un mail que j'avais envoyé de Bangalore le 4 Aout 2001. Souvenirs souvenirs ...

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20 jan.

Quoi, vous avez suivi la procédure normale ???

Bon, j'avais dit que je ferais un billet sur un truc autre qu'administratif, mais il faudrait encore qu'il y ai quelque chose d'autre que l'administration dans ma vie ...
Alors, le point positif, c'est qu'à part mon passeport, j'ai à peu près tout bon. Tenez, par exemple, j'ai réussi à m'inscrire à la cantine ("mess", qu'ils disent ici). On me montre le bureau où il faut aller, j'y vais, ils me disent qu'il faut une lettre de mon professeur, je vais faire la lettre, je la fait signer par Gopi, j'y retourne, on me dit de voir le chef à l'étage, il lit la lettre, la signe, me dit de retourner en bas. La dame regarde la lettre, la signe également et me dit de passer au bureau d'à coté, où on me donne une facture, à payer à la banque. Je vais à la banque payer mes 845 Roupies. Je tends fièrement deux billets de 500. « No change ». (Oui, j'ai bien dit « à la banque » ...). Je tends un peu moins fièrement un billet de 500, trois billets de 100, et un de cinquante. « No change, I told you ». Bon, je refais la queue au guichet d'à côté, qui a la monaie (étonant, non ?), je paye, je retourne au bureau qui s'occupe de la cantine, je donne la facture, retourne à la première dame, qui signe au dos de mon reçu, et voilà, maintenant, je peux manger à la cantine matin, midi, et soir. Enfin, il faut faire une petite signature à ma page dans le registre à l'entrée de la cantine à chaque fois. Sinon, ça serait pas drôle.
Ça, c'était la petite victoire de la quantine. Toute petite victoire, comparée à mon enregistrement au FRO (qui s'a pas encore le statut de « victoire »). Je suis donc allé voir le bureau des relations internationnales de l'IISc, et leur ai expliqué la situation. « AAAARrrghhh ! Vous leur avez montré la lettre de proposition de travail ?? Fallait surtout pas, maintenant, on va être obligé de faire comme ils disent. Il fallait venir nous voir avant toute chose, vous n'étiez pas au courrant ? ». Ben non, j'étais pas au courrant. Il y a le « chairman » et sa secrétaire. La secrétaire râle un peu qu'on aurait du venir plus tôt, et que maintenant, on est dans la m____, le chairman essaye de dédramatiser, ce qui est fait est fait ... Ils m'expliquent que si je n'avais pas montré la lettre, ils n'auraient surtout pas dit que j'étais payé. Ils ont l'habitude du FRO et de ses caprices, et savent comment les gruger. Bon, mais là, on ne peut plus gruger. L'ambassade de l'Inde en France a plusieurs copies de la lettre qui dit que je vais être payé et on l'a montré au FRO.
Effectivement, ils ont des problèmes avec l'ambassade qui ne donne pas le bon type de visa avec à peu près tous les visiteurs. Le visa « X », à vrai dire, est toujours aussi mystérieux. Sur le site de l'ambassade, ils expliquent les démarches pour les différents types de visas : tourisme, affaire, et transit. En fait, sur le formulaire de demande, ils mentionnent aussi le visa pour études. Devant choisir entre ces catégories, il était clair que j'étais dans la case « business ». Sauf que ... en cherchant un peu plus, on peut trouver des choses comme ceci qui expliquent que le visa « X », ou « visa de service » est « délivré généralement aux personnes qui viennent en Inde pour y travailler ». Cherchons encore un peu. Ah, un site officiel : http://www.india.gov.in/overseas/passport.php. En fait, il y a pleins d'autres types de visa, mais ça serait pas drôle si on le disait aux gens avant qu'ils demandent. En particulier, il y a le « Employment Visa » qui correspond visiblement à ma situation. Dans la liste, ils ne donnent pas la lettre correspondant à chaque type de visa (seule la lettre apparait sur le visa, par contre). Je vous laisse trouver lequel est le « X » (nous, on n'a pas trouvé).
Pour en revenir à moi, finalement, les parents n'ont pas appelé l'ambassade. C'est le bureau des relations internationnales d'ici qui s'en occupe, ils ont sans doute plus de poids. Oh, miracle, entre temps, le mec de l'ambassade répond à mon mail. J'aurais préféré une autre réponse, mais c'est déjà ça : « Sir, Please send us a copy of your visa and passport for necessary action. ». J'envoie de ce pas une version scannée de mon passeport + visa. Mais ne surtout pas croire que le fait que le mec ai répondu est signe qu'il va faire quelque chose. Ça fait deux jours et je n'ai toujours rien. Le chairman du bureau des relations internationnales appelle l'ambassade. Pas de problème, ils s'en occupent. Enfin soi-disant, on n'a toujours rien non plus.
La secrétaire du bureau des relations internationnales envoie une lettre à l'ambassade, qui dit en substance :

VOUS FAITES CHIER A JAMAIS DONNER LES BONS VISA. C'EST QUOI CE PUTAIN DE VISA « X » ???

Enfin, je veux dire : en plus poli, plus long, mais en gros, c'est le message.
Cet après-midi, on avait toutes les pièces sauf ce %#!@ de fax. Allez, on tente notre chance au FRO. On leur montre le fax qu'on a envoyé à l'ambassade, les échanges de mail imprimés, on leur dit qu'on a appelé l'ambassade. Rien à faire. Ces connards ne bougeront pas le petit doigt tant qu'on n'aura pas le fax de l'ambassade. Le mec du FRO se montre quand même compréhensif (je devrais peut-être plutôt dire « faux-cul », mais bon). « Don't worry, we're going to help you, but right now, we are waiting for the fax of your ambassy ». Je lui demande s'ils peuvent appeler eux même l'ambassade, lui explique que j'ai tout fait comme il faut, que j'ai mailé, faxé, téléphoné, mais qu'ils ne font rien. Il me dit que non. Je dis que c'est pas ma faute, il me répond que c'est pas de la sienne non plus. OK, on est tous d'accord que c'est de la faute de l'ambassade, sauf que si ils ne font rien, c'est moi qui paye (indémnités de retard dans un premier temps, à partir du 25 janvier, et je ne sais quoi après).
Je ne comprends pas très bien la logique derrière tout ça. Une explication est que tout le monde traine des pieds jusqu'à ce qu'on donne un backchiche, mais pour les mecs de l'ambassade qui font les visa par correspondance, je vois pas trop. Ils s'attendent quand même pas à avoir un billet dans l'enveloppe envoyée en recommandé ?? Et même ici, tous les gens du FRO qui me font chier : à aucun moment ils n'ont sous-entendu qu'on pouvait s'arranger « à l'amiable » ou quoi. Alors que ça m'est arrivé de devoir payer des backchiches, et je peux vous assurer que c'était plus que des sous-entendus. Quand il faut vraiment payer, c'est plutôt « donne-moi 100 roupies ou je ne le fais pas ». Bref, ils trainent des pieds, ne font pas ce qu'on leur demande, et au final, ça fait plus de boulot pour moi comme pour eux. A ce demander si ils ne font pas juste chier les gens par plaisir ...
Bon, enfin voilà, je suis un peu énervé ce soir. En fait, je devrais être en train de bosser, là, mais j'avais besoin de me passer les nerf sur quelque chose avant.
Suite des événements : le bureau des relations internationnales s'occupe de tout. Ils vont harceler l'ambassade et me disent de ne pas m'en occuper moi-même.

18 jan.

Ahhh, well known problem!

Bon, un jour, je ferais un billet sur autre chose que mes histoires administratives. Promis.
J'ai insisté sur tous ces petits détails administratifs, cette multitude de papiers à remplir, parce que c'est une part importante de la vie de quelqu'un qui s'installe ici au départ. Quand on se plaint de l'administration française, ça fait relativiser ... Chaque petit détail est d'une lourdeur incroyable, chaque truc qui devrait être fait en dix minutes demande un formulaire en N exemplaires et une demie-journée de démarches. Si j'étais pessimiste, je déprimerais. Bon, mais il faut essayer de le prendre bien. Tout à l'heure, Gopi m'a présenté à un de ses collègues. On en vient assez rapidement à parler de mes histoires. Il me regarde en rigolant : « Ahh, well known problem! ». La visiteuse précédante, une dénomée Barbara, allemande, qui occupait aussi mon appart d'ailleurs, a eu exactement le même problème avec le coup du X à la place du B. En cherchant un peu sur le web, d'ailleurs, je ne suis même pas sur que ça soit une erreur, j'ai vu des gens dire qu'ils avaient travaillé avec un visa X. Le collègue m'explique sur un ton un peu humoristique et très sympatique que bon, c'est comme ça, il faut voir le côté ludique de la chose : c'est un peu un casse tête, ou un jeu de rôle grandeur nature. Ça me fait visiter le campus, la ville, rencontrer des gens, ... J'avoue que le jeu de rôle du FRO, j'y ai déjà joué alors j'aurais préféré passer cette case là, mais bon. C'est vrai qu'en France, on a aussi des jeux rigolos, comme s'inscrire en thèse, ou remplir un dossier de soutenance de thèse, mais il sont quand même moins aboutis.
Demain, on voit le mec des relations internationnales de l'IISc. Il parait qu'il connaît bien tout ça. Il a déjà résolu le casse tête plusieurs fois, alors une de plus ou de moins ... Bref, c'est en bonne voie, mais il faut du temps et de l'energie. En principe, une fois lancé, je n'aurai plus trop de tracas jusqu'à mon départ (ah, oui, parce qu'au bout d'un moment, le visa expire, mais l'interdiction de rester en Inde n'implique pas l'autorisation d'en sortir. Il faut un permis de sortie aussi). Et si ils me font ch*er pour me faire un visa jusqu'à janvier, je rentre fin décembre et on n'en parle plus.

17 jan.

Business et X

L'administration indienne m'étonnera toujours.
Pour obtenir mon visa, il m'aura fallu un recommandé (ça, c'est la procédure normale), quatre mails, trois fax, et quelque chose comme une cinquantaine de coups de fils à l'ambassade. Ils ont mis un mois et demi pour le faire, mais je l'ai eu ! Ca a été un certain soulagement d'aller chercher mon passeport en recommandé à la poste. Ouf, y'a le visa dedans. Bon, il faudra que j'aille me faire enregistrer auprès du Foreigner Registration Office de Bangalore dans les deux semaines après mon arrivée, comme pour tout visa de plus de 6 mois.
Tout est bien qui finit bien, affaire classée ... Euh, non, pas tout à fait. Il y a plusieurs sortes de visas pour aller en Inde. Sur le site de l'ambassade, ils parlent du visa touristes, du visa business, et du visa transit. Pour un visa touriste, il faut un "T" dans la case "type de visas". Moi, j'ai un "X" dans cette case. Tiens, "T" comme "Tourist" et "X" comme "Business", c'est bizzare. Bon, j'ai bien mis "business" sur le formulaire de demande, j'ai envoyé la lettre de l'institut comme quoi j'allais travailler chez eux, je leur ai redit au téléphone, et j'ai payé les 86 euros du visa business, quand même, ils ont pas pu se tromper.
Ah ah ah !!!
Quel naïf je suis, moi, parfois ... Le visa "X", je n'ai toujours pas compris ce que c'était, mais en tout cas, ça ne donne pas le droit de travailler ici. Il me reste donc plusieurs solutions:
  1. Refaire un autre visa. A priori, c'est énormément de boulot,
  2. Obtenir de l'ambassade de l'Inde à Paris qu'ils envoient un fax au FRO (Foreigner Registration Office) disant qu'il se sont trompés et que c'est bien un visa "B" et pas "X",
  3. Bosser au noir pendant un an,
  4. Rentrer en France,
  5. Prier,
  6. Pleurer.
Je décide avec grand courrage de ne pas opter pour la dernière solution. J'élimine également les solutions 3 et 4 qui ne me paraissent gère raisonnables. Je garde la solution 1 comme dernier recours, et hésite donc entre 2 et 5. Je ne suis pas sûr que la 2 soit plus efficace que l'autre, mais mon esprit rationaliste me guide quand même vers celle-là.
Le plan de bataille est le suivant. J'envoie un fax à l'ambassade à Paris, leur demandant d'envoyer un fax au FRO, avec copie à moi-même. En même temps, je leur envoie la même chose par email. Je tente de les prendre à revers : un mail aux parents pour leur demander de les harceler au téléphone. Si vous trouvez que j'en fait trop, je pourrais vous faire un billet sur l'énergie qu'il m'a fallu pour obtenir le visa ;-).
Si j'obtiens ce fax, il ne me restera plus que
  • Un formulaire déclarant que je suis entré en Inde,
  • Un formulaire d'enregistrement en 4 exemplaires,
  • 3 copies de mon passeport et de mon visa,
  • 5 photos d'identités,
  • La lettre de proposition de boulot en 3 exemplaires,
  • Lettre de mon employeur adressée au FRO,
  • Une lettre de mon employeur attestant qu'il couvre toutes mes dépenses en cas de problème en Inde (ce que l'IISc ne fera pas, mais on va voir si un individu peut le faire, Gopi s'est proposé - la dernière fois, c'était exactement le problème inverse, ça change).
  • Un justificatif de domicile
Et c'est tout !!! C'est d'une simplicité, l'administration indienne ;-).
La bonne nouvelle, dans tout ça, c'est que Gopi est très sympa avec moi. Il n'arrête pas de s'excuser pour tous les problèmes que l'administration me cause (c'est pas de sa faute, mais c'est sympa de se montrer compatissant ...). Et surtout, Sam m'accompagne pour toutes les démarche. Ça, c'est l'Inde : une montagne de problèmes dès qu'on touche à l'administration, mais toujours des gens sympas pour aider.
J'allais oublier : de toutes façons, mon visa n'est valable que jusqu'au 20 décembre prochain, et moi, je termine en Janvier ...

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