Post-doc a Bangalore

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15 jan.

I will do, immediately

Petit retour en arrière. Nous sommes le 13 novembre, dernier jour à Bangalore. Sur conseil de mon chef, je confie un paquet de livres et paperasses en tous genre à un collègue qui restera anonyme pour l'occasion. Il est chargé de me l'envoyer à mon adresse au labo, le chef a dit que ça ne posait aucun problème de s'envoyer des documents papiers d'un labo à l'autre, même si c'est des trucs perso, et moi, ça me fait ça de moins à emporter avec moi. Réponse habituelle : « OK, I will do it ».

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Embouteillages indiens

Si je peux me permettre de commencer ce billet par une bonne nouvelle : « Je suis connecté ». Ça veut dire que j'ai Internet non seulement au boulot, mais aussi chez moi, donc je vais peut-être plus facilement trouver le temps de poster ici.
Alors, dans la série des trucs que j'avais pas eu le temps de raconter, voici quelques images de la circulation Indienne (le mot embouteillage du titre de ce billet est sans doute un peu exagéré, vous verrez, c'est très fluide finalement).

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30 oct.

La Pooja du pauvre ...

Quand on est hindou, on ne rate pas une occasion de faire une pooja. On fait la Pooja pour sa voiture, pour son idole de Ganesh, il y a même un temple du Visa américain, ils ont pensé à tout.
Mais rassurez-vous, quand on n'a ni voiture, ni idole de Ganesh, ni visa américain, on peut quand même faire la Pooja. Par exemple, voici la Poojà à la termitière :
Termite Pooja

20 oct.

La malediction d'avoir une fille

On me signale un reportage sur Arte la semaine prochaine :
mardi, 24 octobre 2006 à 20:40
http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=604477,day=4,week=43,year=2006.html
Je ne connais pas le reportage et j'ai peu de chances d'être devant une télévision Francaise mardi prochain, mais j'en profite pour ajouter quelques anecdotes.
Bon, pour résumer, le problème, c'est que si on regarde le nombre de naissance d'hommes et de femmes, le taux de mortalité, qu'on calcule la répartition hommes/femmes, en Inde (et d'autres pays d'Asie), on ne tombe pas sur les mêmes chiffres que la réalité. Où sont donc passé toutes ces filles ?
Alors pour une bonne partie, c'est aussi simple que tragique : avortement, voire infanticide quand on découvre que le bébé est une fille. Ce n'est pas un hasard si la détermination du sexe avant la naissance est interdite ici. Le problème majeur est simplement économique : marier sa fille, ça coûte cher, très cher, et sans famille, on n'existe pas. Donc, la naissance d'une fille, c'est un peu comme une énorme facture qui tombe sur les parents. Après, selon les familles, ajoutez la misogynie, mais même sans ça, la naissance d'une fille est déjà une mauvaise nouvelle. Il parait que dans certains hôpitaux, au lien d'annoncer « garçon » ou « fille », on parle carrément de « positif » ou « négatif ».
Mais un truc que je n'avais pas tellement réalisé, c'est que sans aller jusqu'à l'infanticide, il semble que beaucoup de parents ne s'occupent pas de la même façon d'une fille ou d'un fils, plus ou moins consciemment. Par exemple, quand l'enfant est malade, si c'est une fille, on va plus facilement dire « oh, elle guérira bien toute seule », alors que pour un garçon, on ira plus vite voir le médecin, on aura moins de scrupules à payer un traitement cher, ...
Pour terminer, je vous laisse méditer sur une histoire (vraie) qu'on m'a racontée. C'est l'histoire de deux parents qui apprennent que leur enfant (je ne sais même plus si c'était un fils ou une fille) a une maladie mortelle. Ça s'opère, on en guérit, mais l'opération coûte 50,000 Roupies (ie. un mois de salaire d'ingénieur informaticien, mais plus d'un an de salaire moyen du pays).
Les parents réfléchissent, et décident de ne pas opérer. En d'autres termes, il vaut mieux sacrifier son enfant que d'endetter l'ensemble de la famille pour des années.

09 oct.

Cinéma

En Inde, il y a beaucoup de films Bollywood, avec des beaux jeunes hommes forts et moustachus, qui séduisent des belles femmes en dansant et en chantant.
Mais il y a aussi des films américains, si si, les mêmes qu'ailleurs ! Mais en cinéma comme partout, il faut adapter la communication au public...

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07 oct.

« Solidarité » entre classes sociales et castes

Comme dans à peu près tous les pays du monde, il y a des riches, des pauvres, et des inégalités assez énormes. Enfin, bizarrement, si on regarde les chiffres, comme ceux-là par exemple, l'Inde n'a pas l'air pire que la France : en 1999, les 10% des plus riches indiens étaient 7,3 fois plus riches que les 10% des plus pauvres, contre 9,1 fois pour la France en 1995. Mais les inégalités se sont sans doute agrandies en Inde avec le boom des technologies de l'information, et je suppose que les inégalités sont particulièrement fortes à Bangalore (voir mes précédents billets sur la question). Enfin, de toute évidence, ce que je vois ici au niveau économique n'est pas très représentatif de l'ensemble de l'Inde.

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06 oct.

Mystère dans un temple Hindou : la suite

Pour mettre fin au suspens insoutenable de ce billet ...
Enfin, commençons par la suite des événements, mais là, je n'y étais plus, c'est une partie du temple interdite aux non-hindous. Un prêtre tends une assiette à Vivek avec un morceau de paraffine enflammée. Vivek « attrape » la flamme une première fois, et porte ses mains à son visage. Il tend les mains une deuxième fois, et le prêtre lui attrappe carrément les poignets pour l'en empêcher. Diable, aime-t-il tant que ça sa religion pour en redemander à chaque fois ? et surtout, est-ce vraiment si mal élevé que ça ?

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03 oct.

Un matin de festival

En ce moment, les festivals Hindous se succèdent à une vitesse impressionnante. Pas le temps de finir l'un que le suivant a déjà commencé.
Le 2 octobre, c'est l'anniversaire de naissance du Mahatma Gandhi, qui tombe au milieu des fêtes religieuses. Cette année, le hasard des calendriers lunaires et grégoriens ont fait tomber cette date le dernier jour du festival de Dasara. C'est un festival en mémoire du combat de la déesse Durga contre un démon, qui a duré 10 jours. Un élément particulier de ce festival, c'est la pooja (prière) d'Ayudha, où on vénère les instruments de travail. Je n'ai pas eu le temps de faire un billet sur la pooja du département, enfin, j'étais un peu décu que personne ne bénisse mon portable, mais bon. Le plus visible, concrêtement, ce sont les chauffeurs de bus et de rickshaaw qui décorent leurs véhicules.

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02 oct.

Mystère dans un temple Hindou

Hier, je suis allé visiter des temples Hindous avec mon voisin Vivek. Je ferai un billet plus détaillé plus tard, mais commençons par une petite devinette.
Mise en situation : il y a un certain nombre de rituels que l'on retrouve dans la plupart des temples. On trouve presque partout diverses formes de lampes à huile par exemple. Que ce soit un demi citron rempli d'huile, un récipient en bronze à plusieurs mèches, ou simplement un morceau de paraffine qui brûle sur le bord d'une assiette, il y a des flammes, et un des rituels est de passer ses mains au dessus de la flamme une ou plusieurs fois, comme pour attraper la flamme et l'amener à son visage.
Dans beaucoup de temples, on trouve aussi de l'eau parfumée (appelons-là de l'eau bénite, mais je suppose qu'il y a un terme plus technique). Le prêtre vous en verse une cuillerée dans la main (droite, bien sûr !), il faut en boire une gorgée, et déposer le reste sur ses cheveux.
Nous voilà donc avec Vivek dans le Sri Rangram Temple. Vivek tend sa main pour recevoir l'eau bénite, il en bois une gorgée, dépose quelques gouttes sur ses cheveux, et tends sa main à nouveau. Le prêtre fait la grimace et lui fait un signe de la tête intermédiaire entre « circulez, y'a rien à voir » et « et non mais oh, ça sufa comme-ci ! allez, dégage ... ».
Que s'est il donc passé dans l'esprit de ces deux personnages ??

29 sep.

De la laicité d'un institut publique ...

Mail envoyé à tous les profs et étudiants du département ce matin :

Dear all:
Ayudha Pooja is arranged today (29th Sept.) at 4.00 PM in Chairman's Room, (Ground Floor- Room No.101).
You are requested to attend the POOJA at 4.00 PM.
Thanku
with regards,

Bon, cool, je vais pouvoir réapprovisionner mon blog en kitch ;-).

22 sep.

Apprenons à reconnaître les langues locales ...

Vous voilà maintenant au point en anglo-hindi et en langage des signes local. Il est temps de passer à l'écrit.
J'avais commencé à apprendre le Hindi avant de partir, mais le problème ici, c'est qu'il n'y a aucune langue qui est vraiment parlée par tout le monde. Finalement, l'anglais est la langue la plus pratique pour communiquer, surtout dans un institut des sciences, sachant que tout l'enseignement supérieur se fait entièrement en anglais (à noter que, bon, heureusement, parce que si il avait fallu que je donne des cours en Kannada, ...). Bref, en l'absence de pression pour apprendre, j'ai soigneusement rangé ma méthode Assimil au fond d'un placard :-(.
Malgré ça, j'ai quand même appris à reconnaître les alphabets de quelques langues locales.
Badam Marg

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20 sep.

Bon anniversaire !

Vendredi soir, il y avait deux anniversaires à la fois. Le premier, c'est celui de la mère de la femme de mon chef, mais cette année, il tombait le même jour que celui de Krishna ...
Entrée

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18 sep.

Relations Homme-Femme, en Inde (deuxième partie : une tentative d'historique)

Suite du billet de samedi sur les relations Homme-Femme.
Nous en étions restés à la question suivante : Mais alors, est-ce que tout ça est ancré dans la tradition indienne ? Est-ce que l'amour et toutes ses manifestations physiques auraient toujours été considérés comme tabou dans les cultures d'ici ?

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16 sep.

J'y crois pas !

Je viens d'aller faire un tour dans Yeswantpur.
J'ai croisé pas moins de deux Ganesh, avec musique, distribution de riz, ... Ça ne s'arrête donc jamais ??

Relations Homme-Femme, en Inde (première partie : aujourd'hui)

Vous commencez à le savoir, les relations Homme-Femme sont très différentes en France et en Inde. Du mariage à la simple camaraderie, tout est différent, ce qui est choquant pour l'un est normal pour l'autre, et vice-versa. Essayons de voir ça d'un peu plus près.

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