Comme indiqué sur le programme du club de Telgu, il y avait une première pooja (prière) à 8h. Avec mes voisins allemands, on avait décidé d'aller y faire un tour. Forcément, les instructions (même dans la version anglaise de l'affiche, parce qu'il y en avait aussi une !) étant assez peu claires, on a mis du temps à trouver (l'affiche disait « à côté du Gymkhana », alors que c'était tout simplement dedans !) et on n'est finalement pas restés très longtemps.
Dès l'entrée du Gymkhana, des kolams de toutes les couleurs ornent le sol. Il y a une pooja en préparation au rez-de-chaussée, mais on nous fait signe de monter à l'étage. Au rez-de-chaussée, c'est la pooja de 11h30, c'est une autre association qui s'en occupe.
Préparation Pooja
Ça n'est que le début de la journée, mais on commence déjà à être dans l'ambiance. Bien sûr, pas de pooja sans idole aujourd'hui, Ganesh trône majestueusement, mon CASL Ganesh est content de rencontrer un de ses semblables, mais il reste un peu timide, au bord de la salle.
Ganesh du Gymkhana
Nous avons également droit à notre point rouge sur le front.
Moi
Il est déjà 9h, et nous avons rendez-vous chez André à 9h15, on décide d'y aller, on aura sans doute raté le principal ici, mais on ne peut pas être partout. Une traversée du campus plus loin, on retrouve à notre grande surprise Teddy et Charlotte qui rentrent de vacances pour prendre leur avion le lendemain, et trois autres français, qui ont également accepté l'invitation : en fait, à la dernière soirée pâtes, un collègue indien d'André (André Pittet, le suisse qui est là depuis 25 ans, faut suivre) était là, et il avait invité qui voulait à venir fêter Ganesh Festival chez lui. Ça aurait pu ressembler à une invitation « de politesse », mais il a bien insisté sur le fait qu'il était sérieux, alors on est plusieurs à s'être laissés tenter.
Après un petit moment de route entassés dans la voiture d'André, nous voilà arrivés à bon port. On arrive juste pour le début de la cérémonie. Le collègue d'André nous explique le déroulement, c'est une pooja en 16 étapes, Ganesh va prendre plusieurs douches, se laver les mains, les pieds, la tête, ... et puis on va lui offrir des fruits, des fleurs, des plante médicinales. Ganesh, c'est un peu le dieu de tout dans l'hindouisme, celui qui soulève les obstacles, le dieu de la chance, de la sagesse, et aussi de la médecine, pourquoi pas.
Comme toute pooja qui se respecte, il y a un texte assez long à réciter. La femme du prêtre a un livre et lit très rapidement, alors que le prêtre récite par coeur à une vitesse lui laissant à peine le temps de respirer.
Ganesh et Home pooja
Il y avait déjà plusieurs idoles, plus CASL Ganesh, ça faisait un petit groupe de Ganesh, la plupart en terre ou en plâtre. Il y a aussi un plus petit Ganesh, en bronze. C'est lui qui va prendre la douche pour tous les autres. Le prêtre commence doucement avec du lait, puis c'est une douche de yaourt, d'huile, de « ghee » (beurre liquide, assez fort), ... il finit par une douche d'eau : le prêtre lui verse le contenu d'une casserole dessus avec un petit coquillage tout en récitant sa prière. CASL Ganesh et les autres auront droit à une mini douche, et à un point sur le front, mais pas à « la totale », enfin, pas ce matin. Par contre, pour les offrandes de fleurs, on applique un vieux principe indien : quand il s'agit de faire kitch, on ne fait jamais trop !
Ganesh de près
À la fin de la pooja, on nous sert un excellent repas, assis par terre avec des feuilles de bananiers en guise d'assiètes. Le collègue d'André s'excuse de ne pas nous servir de vin aujourd'hui, mais Ganesh ne boit pas d'alcool. Par contre, il aime bien les pâtisseries et les fruits, et il a le bon goût de partager. Miam la compote de mangues du jardin ;-).
En début d'après-midi, on prend le chemin du retour, de nouvelles aventures nous attendent en fin d'après-midi !