Post-doc a Bangalore

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27 jan.

Republic Day

Hier, c'était le « republic day » en Inde : l'anniversaire de la création de la république Indienne, le 26 janvier 1950. Il y avait une petite cérémonie dans l'institut, mais j'ai tout raté (je suis passé avant, et quand je suis revenu, tout était fermé), et des gens qui se prommenaient avec des drapeaux indiens de partout. Moi, on m'avait donné un petit drapeau en carton avec une épingle à nourice, à porter comme un badge, et j'ai trouvé moyen de le mettre à l'envers (avec le orange en bas).
Drapeau indien
Avec Gopi et sa famille, on est allé voir une exposition de fleurs, à Lalbagh Gardens, dans le sud de la ville. Un beau dessin vaut mieux qu'un long discours, alors jettez un coup d'oeil aux photos ici :
http://matthieu.moy.free.fr/Lalbagh/
Ce qui est assez amusant, c'est que comme ça, avec juste les images, on a l'impression d'un endroit calme et paisible. En fait, il y a une foule pas possible, et des policiers qui sifflent et agitent leurs bâtons pour faire avancer les gens plus vite. Un tantinet stressant, comme ambiance.
Ensuite, ils m'ont invité à manger dans un restaurant un peu chic. On nous sert à manger sur des feuilles de bananiers. Il y a des petits poids, de l'aubergine, un mélange à base de noix de cocos (le tout épicé à souhait, bien entendu), et les incontournables chapatis. Ça ne fait pas énorme en quantité au premier abord, mais vu que les serveurs guettent et nous re-servent dès qu'on entame quelque chose, je m'en met plein le ventre :-).
Gopi et Renu ont passé une partie de l'après-midi à distribuer des invitations à l'inauguration de leur maison. Il est très important pour la tradition que les invitations soient remises en main propres, par Gopi ET Renu. C'est sympa, mais du coup, ça leur prends beaucoup de temps !
Je suis donc rentré tout seul à l'institut. Petite galère pour prendre le bus. On cherche avec Gopi l'arret de bus pour « Majestic » (la Gare principale, et également le terminus de la plupart des bus de Bangalore). Un type nous indique, et fini par m'emmener sur sa moto, c'est à deux pas d'ici. Il me pose à un arrêt de bus. Sympa ! Le problème avec les bus de Bangalore, c'est que la destination est écrite en Kanada (langue régionnale). Le numéro est lisible, mais quand on ne sait pas quel numéro prendre, on est bien avancé. Bref, il faut demander au chauffeur, qui en général ne parle pas anglais. J'ai fini par comprendre que je n'étais pas au bon arrêt, qu'il fallait aller un peu plus loin. Je cherche, mais je fini par abandonner et prendre un rickshaaw jusqu'à majestic, où je trouve facilement un bus pour rentrer.
Pffiou, fatiguant tout ça !

C'est même pas moi !

Reçu à l'instant dans ma boite aux lettres (d'une source sérieuse, c'est pas un hoax):

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Des « nouvelles » de mon Visa

Enfin, si on peut parler de nouvelles ...
J'ai vu le chairman de la cellule relations internationales hier, il m'a dit qu'il avait faxé l'ambassade, qu'il les avait rappelé au téléphone, et qu'il espérait avoir une réponse le lendemain, donc aujourd'hui. Je n'ai pas plus de nouvelles pour l'instant.
Entre temps, même si les gens des relations m'avaient dit qu'ils s'occupaient de tout, j'ai quand même demandé aux parents d'envoyer une lettre recommandée à l'ambassade. C'est parti, avec une copie à l'ambassade de France en Inde (qui n'y est pour rien, qui ne peut rien faire, mais bon. Peut-être que si les gens de l'ambassade de l'Inde voient qu'on racconte leurs conneries à d'autres gens importants, ça les fera bouger un peu, qui sait ?).
En attendant, je suis hors la loi depuis hier, mon enregistrement était obligatoire dans les 14 jours suivant mon arrivée (visiblement, je - ou l'IISc - vais devoir payer des pénalités de retard).
Ce que je trouve assez énervant dans cette histoire, c'est que je ne suis même pas victime du « système », d'une loi, ou d'une quelconque volonté du gouvernement indien. C'est juste qu'il y a un mec à l'ambassade qui s'amuse à mettre des lettres au hasard dans la case « type de visa », et qu'ils sont trop flémards pour envoyer un fax (si il y avait un réel problème, ils auraient pu le dire au mec des relations internationales, mais non. Au téléphone, c'est toujours « vous inquiétez pas, on s'en occupe », et en pratique, « cause toujours, tu m'intéresses ».
Ça me gène un peu de voir les gens des relations internationales de l'IISc passer autant d'énèrgie sur cette histoire. Ils n'ont rien demandé à personne, ils font leur boulot, et ils doivent assumer les conneries de leur ambassade, en France. Mais en même temps, ça a un petit côté assez savoureux de voir deux administrations publiques indiennes se tapper l'une sur l'autre ... La machine administrative indienne se bat contre elle-même. Qui l'emportera ???

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